Fujitsu rachète le Français RunMyProcess pour doper sa stratégie Cloud

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Fujitsu rachète le Français RunMyProcess pour doper sa stratégie Cloud

La Rédaction

Changement de dimension pour RunMyProcess. La société française, fondée en 2007 par Matthieu Hug et Eric Mahé, et l’un des pionniers de la gestion et de l’orchestration des processus métier dans le cloud, a annoncé son rachat par le géant japonais Fujitsu. Un tournant pour le Français, dont la plate-forme a séduit aujourd’hui quelque 320 clients, installés dans 43 pays (dont deux-tiers hors de France). Fujitsu lui permet ainsi clairement de changer d’échelle.

Il faut dire que la société, récompensée à plusieurs reprises dans l’Hexagone (notamment dans le cadre d’Eurocloud 2011) a connu « une bonne traction » depuis 2007, explique Matthieu Hug, président et co-fondateur de RunMyProcess. Elle supporte entre 400 et 500 000 processus métier par mois. Si bien qu’en 2012, poussée par une confiance accrue dans le cloud de la part des entreprises et par la volonté d’y placer des processus de plus en plus critiques, le Français assiste au doublement de sa base d’abonnés. Aussi, avec une augmentation de la taille des projets et de leur niveau de criticité, s’est posée la question de la pérennité de la société. Une exigence indispensable pour toute entreprise souhaitant y externaliser ses processus métiers, raconte alors Matthieu Hug, en substance.

Fujitsu répond ainsi à cette problématique, donnant à RunMyProcess une bonne assise. Ce rapprochement, outre le fait de permettre au Français de monter d’un cran, notamment au niveau commercial, devrait contribuer à doper la plate-forme RunMyProcess. Matthieu Hug évoque déjà une amélioration du support 24 / 7 mais également l’ouverture d’une plate-forme aux Japon et en Europe – un point clé dans « la sécurisation des données », note-t-il. Enfin, des travaux seront également menés sur la question de la mobilité, ajoute-t-il.

RunMyProcess, la référence iPaas de Fujitsu

Mais ce n’est pas tout. Car la start-up RunMyProcess sera « un pilier très important dans la stratégie Cloud globale de Fujistu », explique Matthieu Hug. La société dépendra ainsi directement de la Corp du Japonais. Dans un communiqué, le Japonais indique que ce rachat lui permet « d’ajouter un iPaas (integration Platform-as-a-service) à son offre afin de renforcer son portefeuille cloud, alors que ses activités cloud dans le monde sont en progression ». Ainsi RunMyProcess formera le Paas qui interconnectera les processus des entreprises, cloud ou interne, au sein d’applications métier.  « La référence du groupe Fujitsu pour le développement et l’intégration d’applications d’entreprises “dans le nuage” », explique un communiqué de RunMyProcess.

Dans ce cadre, Fujitsu compte par ailleurs installer une équipe marketing dédiée dans la Silicon Valley dès le 15 avril, et ouvrir un centre de compétence en Inde, nous apprend Matthieu Hug.

Une brique centrale de premier ordre donc, que le Japonais se serait payé pour quelque 2 milliards de yen, soit presque 16 millions d’euros. « Un montant presque juste », précise Matthieu Hug.  Une question se pose toutefois : que devient l’accord noué entre Fujitsu et Cordys en 2011 et qui prévoyait notamment que les outils du Hollandais, BOP (Business Operations Platform) et Process Factory , soient à la base du Paas de Fujitsu ? Selon Matthieu Hug, l’accord n’aurait tout bonnement pas donné satisfaction. « Finalement ça ne leur convenait pas. » Aucune passerelle entre Cordys et RunMyProcess n’est donc prévue, indique-t-il.


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